ENITDUNE 4L Trophy – 10ème Edition
14 – 26 Février 2007
Voitures ENITDUNE 2007
4ème : n°1065 (Philippe Lemarié, Julien Pierre)
14ème : n°180 (Jean-Charles Sauvesty, Damien Teyssier)
171ème : n°342 (Mathieu Lavie, Paul Cillaire)
363ème : n°766 (Mathieu Talazac, Jean-Bernard Achard)
462ème : n°99 (Mattis Gether, Thomas Savy)
505ème : n°732 (Aurélien Dupouy, Julien Lamorère)
542ème : n°682 (Henri Vernant, Antoine Cano)
568ème : n°1054 (Christian Garnier, Yves Guiochon)
(938 classés)

Village Départ de Bordeaux Bastide
Bordeaux, quartier Bastide, mercredi 14 février, 15h30 :
Six de nos 4L sont convoquées ce mercredi après-midi au village départ de Bordeaux. En raison des intempéries qui ont sévi dans la journée dans le sud-ouest, l’une d’entre elle (la 786 d’Aurélien) n’a pu rejoindre Bordeaux et prendra le départ le lendemain en même temps que la n°682 partie de Perpignan. En effet le nombre de 4L engagée étant si important, l’organisation a étalé les départs sur deux jours, ainsi que sur deux sites : Bordeaux, donc, et Paris, d’où partira le lendemain la 1054 de Christian.
L’objet de ces journées est de procéder aux vérifications administratives et au contrôle technique des voitures, ainsi que de donner un premier briefing aux participants. Le rendez-vous est alors donné à Algéciras, samedi après-midi. D’ici là,
Etape 1 : Bordeaux (ou Paris) – Algéciras (
Au programme de cette première étape, la traversée de l’Espagne (…mais aussi celle de
Bayonne, mercredi 14 février, 21h00 :
Premier arrêt pour la plupart des équipages dans le pays basque pour un premier ravitaillement. Essence pour les 4L, sandwiches pour les pilotes. Les équipages 180 et 342 optent pour un bon lit à l’hôtel pour la première nuit du périple.
D’autres repartent pour passer une bonne partie de la nuit sur la route et passer la frontière espagnole dans la soirée.
Environs de Vitoria, jeudi 15 février, 02h00 :
Ainsi, vers 2h du matin, les voitures 99 et 1065 plantent la tente dans les environs de Vitoria. A l’extérieur d’une épingle pour les premiers, et à 50m d’un camping ( !) pour les seconds. Température extérieure à l’arrêt des moteurs : +
La 4L 766 de Mathieu et « Jean-Ber » ayant des petits soucis de surchauffe sur leur 1300 cm3 qui limitent leur vitesse de pointe à 80km/h, l’équipage tente de rouler le plus longtemps possible en évitant les arrêts prolongés, afin de tenir une bonne moyenne.
Petits problèmes de carburation par ailleurs pour la 1065, ce qui conduit à un démontage du carburateur double-corps au petit matin afin de changer le joint. Celle-ci peut enfin dépasser aisément les
Burgos, jeudi 15 février, 12h30 :
Retrouvailles des trois 4L jaunes et bleues pour une pause déjeuner au Burger King du centre commercial Auchan (on est pas dépaysés) en compagnie de trois autres 4L participant au raid.
Nos voitures s’étalent maintenant de Madrid pour les premiers, à Paris pour l’équipage le plus loin d’Algéciras.
Sierra de Guadarrama, Nord de Madrid, jeudi 15 février, 15h30 :
Premier indices quant à la surchauffe des moteurs lors de l’ascension du Puerto de Somosierra qui culmine à 1440m d’altitude. Une dizaine de kilomètres de montée en plein après-midi, nos 4L évoluent plus ou moins rapidement, mais toutes redescendent vers Madrid sans encombres.
La route jusqu’à Algéciras est encore longue, c’est pourquoi nous tentons de pousser encore un peu dans la soirée.
Jaen, jeudi 15 février, 22h00 :
Il se fait tard, la journée a été longue depuis le nord de l’Espagne, trois de nos voitures arrivent à Jaen pour tenter de trouver un hôtel. Cependant trois équipages bordelais tournent dans le centre depuis quelques heures déjà et nous indiquent que les hôtels ne sont pas bon marché par ici. On reste quand même dîner dans la ville pour profiter de la douceur du climat andalous…
Quelque part en Andalousie, jeudi 15 février, tard dans la soirée… :
Nos 4L s’arrêtent enfin (hôtel pour certains, tente pour d’autres) dans les collines andalouses.
Le lendemain matin, le moral est bon pour ceux d’entre nous qui se réveillent avec le soleil de l’Espagne méridionale. Le soleil de février tape assez fort par ici, et c’est avec plaisir qu’on aperçoit
Checkpoint d’Algéciras
Casa San Bernardo, vendredi 16 février, 19h00 :
C’est sur le parking de cet hôtel, à une dizaine de kilomètres d’Algéciras et à deux pas du rocher de Gibraltar, qu’était installée l’équipe d’organisation pour pointer les participants avant l’embarquement pour le Maroc. Un vaste champ était mis à disposition derrière l’hôtel pour servir de camping improvisé aux 1000 équipages engagés à ce 10ème 4L Trophy. Ce vendredi soir, seules une petite centaine de véhicules sont déjà arrivés et parmi eux les cinq premières 4L ENITDUNE. L’occasion est bonne pour allumer un bon gros feu de camp afin de se réunir et faire la connaissance des autres participants.
Le lendemain, après une matinée très humide qui a donné un look très « baroudeur » à nos 4L (le campement s’est vite transformé en champ de boue, cf. photos), près d’un millier de 4L bariolées de toutes les couleurs se retrouvent parquées autour de l’hôtel. La journée est consacrée aux derniers préparatifs techniques et aux derniers achats avant le départ vers le Maroc.
Casa San Bernardo, samedi 17 février, 17h00 :
On nous remet les road–books, véritables guides de survie pour s’orienter pendant le raid, puis le briefing est donné par Jean-Jacques Rey, l’organisateur du raid depuis la première édition. Les instructions sont données et le prochain rendez-vous est fixé dans le désert.
Etape 2 : Algéciras – Enjil (
Port d’Algéciras, samedi 17 février, 19h00 :
Le premier ferry rempli de 4L part du port d’Algéciras. Au revoir l’Europe pour plus de 200 voitures, dont font parti celles de Mattis et celle de Mathieu (99 et 766).
Même lieu le lendemain matin à 5h : les deux autres ferries embarquent le reste de la caravane, direction Tanger. A bord, les formalités sont fastidieuses (Visa, etc.) et c’est avec plaisir que l’on accoste à Tanger.
Dès les premiers tours de roues au Maroc, le dépaysement est total, du moins pour la majorité d’entre nous qui ne sommes jamais allé dans ce pays. Policiers à chaque coin de rue, véhicules divers (charrettes…), femmes voilées, signalisation approximative, … les repères ne sont plus les mêmes.
Autoroute Tanger - Rabat, dimanche 18 février, 10h00 :
L’atmosphère est étrange ce dimanche matin sur la route, à bord des 4L 342 et 1065. Nos 1100 et 1400 cm3 nous permettent de remonter en compagnie d’une demi-douzaine concurrents, à une vitesse de
Aire de repos de Khemisset, autoroute Rabat - Meknès, dimanche 18 février, 13h00 :
Après une centaine de kilomètres sans station essence, cette aire de repos avec station Total est un soulagement pour bon nombre d’équipage, et l’occasion de prendre un premier repas marocain. Certains auront mêmes eu besoin de faire une pause sur la bande d’arrêt d’urgence pour ravitailler grâce au jerrican de secours, à seulement quelques kilomètres de l’aire de repos.
Ifrane, dimanche 18 février, 16h00 :
La traversée de cette station de ski au style alpin marque la fin des contrées tempérées avant l’entrée dans des décors plus arides. En effet les montagnes de l’Atlas sont une barrière naturelle qui rend l’est du Maroc très aride.
Boulemane, dimanche 18 février, 17h00 :
La descente vers la plaine d’Enjil nous plonge désormais dans le grand bain du 4L Trophy. Nous sommes ainsi à la rencontre des habitants de village isolés dans des paysages africains grandioses. C’est peut-être ainsi l’excitation qui conduit à certains participants à hésiter sur l’itinéraire et à rebrousser chemin à seulement quelques kilomètres du but… Nos équipages Tarbais ne tombent pas dans le panneau et poursuivent dans la bonne direction.
Bivouac d’Enjil, dimanche 18 février, 19h00 :
Les derniers équipages ENITDUNE arrivent au premier bivouac en plein désert. Le décor est grandiose et c’est ici que l’on se rend compte que le raid a bel et bien commencé. A partir de maintenant nos standards de confort devront être mis de côté. On fait le plein des jerricans d’essence, on goûte au Tajine sous les tentes berbères, on assiste au briefing du jour, et on retourne rapidement dans nos tentes car le froid tombe avec la nuit : les températures seront mêmes négatives dans la nuit.
Etape 3 : Enjil – Errachidia (
A partir d’aujourd’hui, les départs seront donnés par numéro d’équipage. Pour cette première étape notée, les premiers à partir seront les 4L 99 et 180, qui font partie des 250 premiers numéros. Les derniers, les équipages 1054 et 1065 (numéros entre 900 et 1200), partent après le lever du jour.
Au programme de la journée, deux tronçons de piste répartis comme suit :
Missour, lundi 19 février, 10h30 :
C’est l’événement dans cette petite ville du désert. La population est très accueillante, les plus petits nous réclament des stylos, habitués à ce que les touristes leur en donne. « A droite en sortie du village de Missour », puis « fin de goudron en piste » indique le road-book. Enfin la piste ! Nous voici dans le vif du sujet. On y va avec un peu d’appréhension au début, ça racasse pas mal, et on y va avec plus d’assurance au fur et à mesure. Les Renault 4 tiennent bon.
Les oueds, lundi 19 février, 12h00 :
Situation invraisemblable au milieu de la première piste. Un bouchon d’une longueur interminable s’est formé au milieu du désert. La cause : les oueds ! « Oueds cruels » ou « oued géant » indique le road-book. Mêmes s’ils se franchissent heureusement à sec, la plupart des concurrents prennent beaucoup de temps pour les franchir. Il en résulte une file d’attente de parfois plusieurs heures à chaque difficulté de franchissement.
Cependant, le départ de la deuxième piste est fermé à partir de 14h. Il faut donc faire vite pour les équipages partis en fin de peloton. C’est alors qu’une bonne stratégie s’avère payante : les copilotes sortent des voitures pour reconnaître le terrain, et guident les pilotes quant à la trajectoire à adopter sur les passages difficiles.
Ainsi, la plupart de nos voitures rejoignent le départ de la deuxième piste avant sa fermeture. La première partie de cette piste est un vrai régal : une portion très roulante sur une piste mi-terre mi-sable et avec peu de caillou. Quelques petits sauts, et quelques pointes de vitesses pour faire respirer nos 4L.
Col de Belkassem, lundi 19 février, 16h00 :
Passage mythique du 4L Trophy, le col de Belkassem est une difficulté majeure du raid. Sur les
Récompense méritée de la journée ce soir au bivouac d’Errachidia. Le cadre est superbe, au pied de petites dunes dans le désert à quelques kilomètres de la ville d’Errachidia. La température est bien plus agréable qu’hier soir, ceci étant certainement dû à la descente vers le sud que nous avons effectuée.
Bivouac d’Errachidia, lundi 19 février, 21h00 :
L’assistance mécanique de l’organisation, composée d’une trentaine de mécanos marocains, est à pied d’œuvre pour tenter de remettre en état les 4L qui ont le plus souffert aujourd’hui … et elles sont nombreuses. On attend toujours une de nos voitures, celle de Mattis, qui n’est toujours pas arrivée. En fait on estime à plusieurs centaines le nombre de 4L qui manquent encore à l’appel à cette heure-ci.
Bivouac d’Errachidia, mardi 20 février, 05h00 :
Mattis, à bord de la 4L 99, plante enfin sa tente. Il est arrivé au bivouac avec les derniers concurrents vers 2h du matin. Deux raisons à cela : la première, c’est que comme bon nombre d’équipages aujourd’hui, il a été bloqué pendant plusieurs heures dans les embouteillages des oueds de la première piste. Il est donc arrivé trop tard au départ de la deuxième piste ce qui l’a contraint à faire un détour de plus de
...A suivre :
Etape 4 : Errachidia – Merzouga ( Etape 5 : Merzouga – Timerzif ( Etape 6 : Timerzif – Marrakech ( Arrivée Marrakech
Etape 7 : Marrakech – Tarbes (

























